AccueilGalerieFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Dans le marché aux esclaves

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Inu
Esclave

avatar

Nombre de messages : 141

MessageSujet: Dans le marché aux esclaves   Sam 31 Aoû - 16:38

Ca discutait fermement depuis plusieurs minutes, le ton montait de plus en plus, des rappels à l’ordre étaient donnés. C'était une discussion assez houleuse qui était menée ici.

-Mais comment voulez vous que je le vende vite aussi, il n’y voit rien, il parle pas, sans parler de son obsession à mettre sa main sur son visage tout le temps !

-Baisse le prix alors, le principal c’est qu’il disparaisse d’ici le plus vite possible. Essaye de mettre en avant son pysique, il a une belle gueule, il ne sera pas vendu à autre chose qu’un pervers des bas fonds. Sinon, si tu ne l’as pas vendu d’ici trois jours, fais le disparaître autrement.

-Bien, bien.

Inu savait que les deux hommes parlaient de lui. Ca faisait déjà près de trois jours qu’il était dans cette cage, mit en exposition au grand air avec d’autres, pour être vendu. Pas de pitié ou de compassion dans ce lieu, ceux qui étaient les marchandises avait assez à se plaindre eux même que de plaindre les autres, leurs gardiens étaient insensibles depuis longtemps. Peut-être quelques personnes venant les acheter les plaignaient-ils, mais s’ils venaient acheter un être humain, c’était peu probable.
L’odeur était horrible, surtout du coté où il se situait. Ici s’il avait comprit, étaient parqués ceux qui ne valaient pas grand-chose. Aveugles, sourds, muets, amputés d’un membre ou avec un physique disgracieux, ils étaient les esclaves au rabais, ceux acheté par les petite maisonnés qui ne pouvait s’offrir le luxe d’acheter un esclave en pleine possession de ses moyens. Les odeurs de corps, de sueur, d’urine, de mauvaise haleine, de boue et de pavés chauds, tout ça lui arrivait en plein dans le nez, lui causant des mots de tête et des hauts le cœur assez importants. Inu mettait alors sa main sur son nez et sa bouche, cherchant à respirer avec cette dernière le plus possible. Les vendeurs l’obligeaient plusieurs fois à retirer sa main qui cachait son visage. Il n’avait pas son bandeau, et gardait les yeux fermement fermés, ne voulant pas créer d’esclandre et être mit hors marché trop vite. Pas qu’il voulait à tout prix être vendu, mais plus éviter de mourir, il aurait peut-être un peu de chance avec son acquéreur.

A coté de lui se trouvait une femme, qui apparament n’avait plus son bras droit, vu qu’elle était contre lui et qu’il ne sentait qu’un moignon contre son bras. Elle sanglotait depuis tôt ce matin, ses sanglots devenant de moins en moins intenses plus la journée passait. A ses pieds, il avait encore quelqu’un qui s’agitait de temps à autre en parlant d’une manière étrange, peut-être un sourd. Leur vendeur frappa les barreau de la cage, beuglant de se taire, une perte de temps par rapport au sourd à ses pieds. La porte s’ouvrit, la femme à coté de lui fut sortie, lui tirant des pleurs un peu plus importants. Lui aussi fut sortit, et obligé de retirer sa main par la même occasion. Il se prit de nouveau les odeurs écoeurantes en plein nez, et fut tiré jusqu’à une sorte de petite estrade non loin de là, pour être exposé.
Sur cette estrade le vent soufflait, balayant un peu les odeurs incommodantes, permettant à Inu de respirer sans avoir l’impression qu’il allait rejeter la bouillie fade qu’ils leur avait donné à manger. On le posta debout, à coté de la jeune femme qui pleurait encore, il attendit alors, les jambes un peu écartée pour ne pas tanguer, les yeux clôts, les bras ballants.
Il songea à Isil qui était loin de lui, peut-être tout aussi mal traitée, quoi qu’ils étaient venus la chercher elle, ils avaient donc l’utilité d’Isil. Il se raccrochait à cet espoir, elle leur était utile, donc serait sûrement bien mieux traitée que lui, c’était déjà ça. Il adressa une parole à Mikhail, lui demandant pourquoi il fallait qu’il perde ou fasse du tort à ceux qu’il aimait. Aucune réponse ne vint, comme d’habitude. Sa bouche eu un léger sourire de dépit avant que les coins ne se baissent, lui donnant certainement un air triste, mais qu’importait.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jahangir Qiang Sung
Noble

avatar

♦ Peuple : Mornien, Humain.
♦ Métiers : Elémentaliste (eau) ; télépathe de moyenne intensité.
♦ Localisation en Inwilis : Occupé à acquérir un nouveau jouet.
Nombre de messages : 89

MessageSujet: Re: Dans le marché aux esclaves   Sam 31 Aoû - 19:23

Le soleil baignait la terrasse sur laquelle Jahangir prenait son repas. Les arbres apportaient de la fraîcheur. Le vent charriait les odeurs des massifs de fleurs qui bordaient la terrasse de l'établissement de luxe qu'était Le Baiser de la Reine. Jahangir Qiang Sung y séjournait depuis trois jours, et jusqu'à hier soir, il y était descendu avec sa sœur. Ce matin, Acyanhua n'était en vue nulle part, et il avait appris par un serviteur de l'hôtel qu'elle avait quitté le Baiser de la Reine très tôt ce matin. Elle avait laissé ses affaires, avait-il précisé. Jahangir sut alors que sa soeur n'était pas repartie pour Hitokage comme elle l'avait clamé haut et fort hier dans sa chambre. Elle devait être partie en quête d'un combattant avec lequel elle pourrait avoir une discussion sérieuse qui lui permettrait de ce calmer. Sur ce point, elle et lui se ressemblait. Jahangir avait parfois besoin de se défouler pour trouver la paix. Oshia l'y aidait, et Jahangir prenait cela comme un entrainement supplémentaire. Le noble avait encore les muscles endoloris, et sans doute les bleus qui marquaient sa poitrine ne s'estomperaient pas avant plusieurs jours. Hier soir, après avoir assisté à un match des plus époustouflant à l'Arène, Jahangir n'avait pas pu s'empêcher de relever le défi que lui avait lancé l'élémentaliste de l'eau, alors que Jahangir avait dévié la frappe qu'il s'apprêtait à recevoir, alors que l'adversaire de l'élémentaliste l'avait déviée juste avant. L'eau s'était éclatée sur la rambarde, au lieu de le percuter de plein fouet. Les deux élémentalistes l'avaient alors sifflés, apostrophés, puis enfin défiés. La foule avait ri, et cela avait suffit pour qu'il retire son manteau, se défasse de son pourpoint, avant de sauter dans l'arène, accompagné d'Oshia, récupérant l'eau qui dégoulinait alors contre le mur de pierre. Il s'était battu, et cela n'avait pas été sans conséquences. Il avait récolté contusions, et deux côtes cassées suite à un coup violent et vicieux d'un de ses adversaires. Il n'avait pas gagné, mais s'en était admirablement sorti, comme le lui avait remarqué l'un des deux gladiateurs, lorsqu'il était venu le saluer une fois le combat terminé. Les guérisseurs de l'Arène avaient guéri ses côtes, mais n'avaient rien fait pour les contusions. Ce n'était ni grave, ni gênant, puisque Jahangir avait l'habitude depuis son enfance de se prendre des coups. Lysanthir ne l'avait jamais épargné, et cela avait été pire sous la férule d'Alakdag. Sa tante savait se montrer impitoyable. En rentrant, Acyanhua l'avait incendié, lui hurlant dessus, lui reprochant son comportement. Il aurait pu être gravement blessé, ou pire. Elle lui demanda si cela lui arrivait de penser à quelqu'un d'autre qu'à lui même. Jahangir, qui jusqu'ici avait gardé le silence, imposant à sa sœur un silence dédaigneux et borné, explosa à son tour. Et comme depuis dix huit ans, les mêmes arguments furent utilisés, et aucun des deux ne gagnaient jusqu'à ce qu'il lui rappelle son rang, qui il était. Alors comme à chaque fois, Acyanhua avait tourné les talons et claqué la porte.

Jahangir déjeunait à une heure tardive, l'après-midi avait déjà commencé. Il s'était levé tard, récupérant de sa folie de la veille. La fatigue lui rappelait qu'il avait maintenant quarante deux ans, et que combattre dans une mêlée n'était peut être pas la meilleure des choses à faire, surtout face à une Naïade et à un Sidhe. La Naïade avait été ravissante, même si c'était elle qui l'avait terrassé en envoyant une spirale d'eau le cueillir juste sous le bras droit, et qui lui avait cassé les côtes. L'autre, le Sidhe, Bahadur, était celui qui l'avait félicité à la fin du combat. Par Virva, ceux deux là étaient des champions en titre de l'Arène, et il avait réussi à leur tenir tête, jusqu'à un certain point. Il était certain que ses exploits feraient le tour d'Eiren en moins de temps qu'il n'en fallait à Oshia pour se manifester. Son succulent repas, fait de canard laqué et de légumes croquants, se termina sur la note sucrée d'un gâteau à la pêche dont il oublia le nom. Quittant sa table, Jahangir demanda à ce qu'on appelle les hommes avec qui il était venu. Il fit un détour par sa chambre, enfilant un manteau de soie Mornienne, qui marquerait son rang, ainsi que pour prendre sa bourse. L'envie le prenait d'aller marcher, et pourquoi pas de ramener un cadeau pour Sheeshon. Sa fille bouderait s'il ne lui ramenait rien de son voyage. Accompagné de ses deux hommes, deux gardes sélectionnés par Lysanthir, le Qiang Sung quitta le Baiser de la Reine pour les marchés d'Eiren.
La capitale de Cyriaca regorgeait de marchandises, tout ici respirait la prospérité et la richesse. Ses marchés étaient célèbres pour ses étales vendant toute sorte de choses, des étoffes aux ornements, en passant par la nourriture et les matériaux brutes tels que les métaux, les pierres. Pour Sheeshon, Jahangir jeta son dévolu sur un collier fait de métal noir souple, formant de petites fleurs, dont les pétales étaient d'améthyste. Pour sa suivante, Sheeban, Jahangir prit une ceinture faite de perles de couleurs enfilées sur des liens de cuir. La femme qui les lui vendit le reconnut, et son voisin d'étal salua la performance du noble hier soir. Ce n'était pas tous les soirs qu'on voyait quelqu'un de la haute se battre dans l'Arène, encore moins un Mornien. Jahangir se contenta d'être plaisant et de sourire. Plus loin, une broche de bronze et de jade sculptée en forme de dryade à la chevelure feuillue attira son attention. Jahangir en fit l'acquisition. Après tout, Lysanthir méritait lui aussi quelque chose. Il prit une seconde broche, en forme de dragon croisé Mornien et Nordique, en ivoire et en opale pour sa fille. Sheeshon vouait une étrange passion aux dragons, notamment depuis qu'elle avait appris que le nouvel empereur avait pour blason un dragon argenté rugissant. Le même empereur qui lui avait envoyé une pince à cheveux en argent massif, à l'effigie d'un dragon mornien tout en longueur.

Jahangir arrivait au bout de la rangée d'étals, où les marchandises rivalisaient de beauté, ceintures, bijoux, gants. La rangée s'arrêtait brutalement, et s'ouvrait sur un espace justement ouvert, où les étals étaient remplacés par des estrades. Derrières celles-ci, des cages, aux solides barreaux, et à coté, une guérite de bois, où s'effectuaient les achats. Jahangir venait d'entrer dans le marché aux esclaves, où les marchandises étaient humains, elfes, Thuatanns, métisses, Dunpeals, femmes, hommes et enfants de tous âges étaient exposés et vendus. Jahangir prisait peu ce genre de marchandise, et refusait même d'en faire commerce, même dans l'illégalité, par égard pour Lysanthir. Il y avait bien sûr quelques esclaves dans la demeure d'Hitokage des Qiang Sung, mais s'ils travaillaient bien, Jahangir les affranchissaient. La plupart d'entre eux choisissait de rester à son service.
Devant chaque estrade, les acheteurs se pressaient, parfois en masse, parfois clairsemés, comme s'était le cas du petit étal devant lequel il était. Une femme dépourvue de bras fut vendue à une matrone outrageusement maquillée, ce qui ne laissait guère d'illusion quand au travail qu'aurait à faire l'esclave mutilée. Après elle, un grand gaillard ayant la moitié du visage couvert de cicatrices, trois doigts en moins, et l'air parfaitement abruti fut vendu à un fermier pour un prix dérisoire. Les esclaves vendus ici étaient tous mutilés ou déficients. Jahangir allait se détourner quand le lot suivant fut exhibé. Sans savoir pourquoi, il fit demi-tour, revenant à sa place. Le jeune homme avait des cheveux couleurs de neige, les yeux fermés, un corps svelte et finement musclé. Sous la crasse, il semblait en bonne santé. Il était entier de corps. Le marchand précisa que celui-là était aveugle et muet, mais qu'il était parfaitement apte. La mise à prix était pourtant faible, trente pièces d'or. Les enchères montèrent d'une ou deux pièces de plus . Un des acheteurs le regarda avec des yeux ronds lorsqu'il lança haut et fort qu'il prenait le jeune homme pour soixante pièces d'or. Le crieur eut un grand sourire, et lui adjugea tout de suite son lot, l'invitant à passer à la gueritte pour finaliser l'achat. Jahangir pourrait récupérer sa marchandise dès le paiement effectué.

-Je veux l'examiner avant, exigea-t-il.

-Je vous assure qu'il n'a ni maladie, ni vermine.

-J'en jugerai par moi-même.

Le ton était sans appel et le regard de Jahangir dissuada le marchand, qui claqua des doigts. Un des gardiens des pauvres hères traina presque le jeune jusqu'à lui, le tenant la chaine qui le reliait à son collier. Jahangir parcourut des yeux le corps du jeune homme, effectivement, il était entier. Le marchand souleva même la tunique crasseuse qui lui servait de vêtement pour lui prouver qu'il était bien entier de partout. Une cicatrice marquait sa gorge, sans doute ce qui l'avait rendu muet. Jahangir prit le menton du jeune homme entre ses doigts, examinant son visage de plus près, soulevant une lèvre pour apercevoir les dents. Elles semblaient en bon état. Le marchand précisa qu'il ne voulait jamais ouvrir les yeux, et c'était n'y rien y comprendre, mais le gamin n'y voit rien, alors ça ne changeait pas grand chose. En l'observant, Jahangir vit les œillets de métal fin qui ornaient ses paupières. Jahangir passa outre, toucha ses cheveux blancs, et se contenta de faire glisser ses doigts sur un bras, palpant les muscles. En baissant les yeux, il avisa les plaies sur les poignets et les chevilles.

-Je le prend, mais à quarante pièces d'or.

-Vous aviez dit soixante, protesta le marchand avant d'ajouter précipitamment, seigneur.
-La cicatrice sur sa gorge n'était pas visible de loin. Les cicatrices et les entailles des menottes peuvent le tuer en moins d'un mois si elles sont infectées. Je ne paie pas soixante pièces d'or pour un esclave malade. Je t'en offre quarante cinq, pas plus.

Le Marchand regarda son collègue qui ne lui fut d'aucune aide pour décider. Jahangir s'impatienta.

-Dépêche toi.

-D'accord ! D'accord, pour quarante cinq.

-Retire lui ce collier.

-Vous êtes sûr seigneur ?

-Où veux-tu qu'il aille aveugle comme il est ? Enlève le.

Le marchand haussa les épaules, et fit un signe de tête à son acolyte. Le gardien déverrouilla le collier de fer qui entourait la gorge du jeune homme aux cheveux blancs, récupérant celui-ci avec la chaine qui pendait au bout. Jahangir lâcha alors les quarante cinq pièces d'or qu'il devait, tandis que le gardien d'esclaves poussait celui qu'il venait d'acheter vers lui. Jahangir le prit par le bras, l'éloignant de l'estrade. Les deux hommes qui l'accompagnaient s'entre regardèrent, Jahangir se contenta de les ignorer, comme à son habitude. Une fois plus loin, il se défit de son manteau et il le posa sur les épaules de l'aveugle. L'esclave était seulement vêtu d'une des tuniques crasseuses et informes que la plupart des esclaves portaient. Il était aussi pieds nus.

-Comprends-tu lorsque je te parle ? s'enquit-il.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Inu
Esclave

avatar

Nombre de messages : 141

MessageSujet: Re: Dans le marché aux esclaves   Dim 1 Sep - 19:45

Il avait déjà assisté, entendu, des mises aux enchères d'esclaves lorsqu'il était avec le Dresseur et que ce dernier l'emmenait jusque là bas. Les voix encherrissants la mise de base s'élevaient toujours de la même manière, et on pouvait à leur ton, savoir ce qu'ils feraient des esclaves. Inu lui, serait mit en avant à un moment ou un autre, son prix aurait encore baissé, il baissait de plus en plus à chaque jour qui passe, son coté aveugle ne devait pas aider. La jeune femme qui pleurait fut embarquée par une femme qui avait la voix d'une fumeuse de longue date, l'odeur aussi, et le limier avait sentit l'odeur d'un parfun capiteux bon marché, de maquillage, et de renfermement. La tenancière d'un bordel à coup sur. Peut-être serait-il acheté aussi par elle, si elle recherchait de la marchandise uniquement pour ça, il ferait l'affaire.
On l'entraîna plus au devant, et on le présenta une nouvelle fois aux acheteurs. Il était sain, entier, absolument tous ses membres étaient là et fonctionnel. Il était juste muet et aveugle, mais rien d'arrêtant pour s'amuser. Apparemment, on suivait les conseils donné, on appuyait sur une facette de lui qu'il ignorait. Il ne s'était plus vu depuis tant de temps.
Trente pièces étaient demandées, dix de moins par rapport à hier, et quarante de moins par rapport au prix initial. On enchérit d'une pièces, puis de deux. Et soudain, une voix sûre et puissante l'enchérit à soixante pièces. Inu en fut le premier surpris et eu un léger sursaut en entendant le prix. On l'adjugea, son collier le tira et on l'entraîna en bas de l'estrade où ses pieds nus rencontrèrent une pierre glacée. Inu fut tenté de remettre sa main sur son nez et sa bouche, mais on tira sur sa chaine, l'entrainant par le collier ils le menèrent là où tout se payait. Là où la voix de son vendeur s'élevait, joyeuse, il avait enfin réussit à le vendre. Le limier lui se retenait de grimacer en sentant les petites échardes qu'il avait dans la plante des pieds, et le froid se répandre.

L'odeur de son acquéreur le surpris et fit u'il se concentrait moins sur sa douleur. De l'eau, ça sentait l'eau fraîche et grondante d'un torrent, mais aussi l'odeur de magie de guérison sentant la mousse humide des sous bois, il y avait aussi une légère effluve d'opium, de fumée, de poussière et de bois. Il inspira le plus possible, mais le plus discrètement possible également.
Son vendeur le vanta le plus possible, même si l'acheteur avait l'air de le vouloir rien n'était signé ou fait. Il appuya bien sur le fait qu'il ne lui manquait vraiment rien, allant jusqu'à lui montrer ce qui n'était pas visible. Inu déglutit en sentant qu'on l'exhibait, mais ne fit rien de plus que ça. Il allait partir avec quelqu'un ayant une odeur propre, et avec suffisamment d'importance pour qu'on accepte qu'il l'inspecte avant de l'acheter alors qu'Inu était normalement destiné aux acheteurs n'ayant pas beaucoup de revenus, son sort était tracé et ne semblait pas si mal. Une main puissante le prit par le menton pour mieux l'observer, sans pour autant lui faire mal. Les doigts étaient légèrement rugueux, mais très doux malgré ça, quelqu'un qui n'hésitait pas à travailler quand il le fallait, sans pour autant avoir besoin de le faire souvent. L'odeur, le prix, les mains, c'était soit un noble, soit un bourgeois fortuné. Il examina ses dents, on parla de ses yeux, ce qui n'avait pas tellement de rapport entre eux. La peur qu'on le force à les ouvrir l'étreignit quelques secondes, mais on ne fit rien en ce sens. La main dans ses cheveux lui rappela une sensation familière et le réconforta autant qu'elle lui serra le cœur.
Finalement, son acquéreur le prendrait pour moins cher faisant valoir pour argument qu'il avait une cicatrice non visible de loin, et surtout que les morsures des chaînes qu'il avait eu à ses poignets et chevilles, étaient contraignante et risquées. Il fut cédé à quarante cinq pièces d'or, un prix que de toute manière son vendeur n'aurait sûrement pas pu atteindre avec la meilleure des volontés. C'était à contre cœur qu'il du autoriser celui qui tenait le limier par la chaîne à lui enlever son collier. Le métal cliqueta, et même si le collier était loin de le serrer, Inu se sentit libéré et inspira par la bouche comme pour reprendre son souffle. Puis il suivit l'homme qui venait de l'acheter, guidé par ce dernier par le biais d'une main sur son bras. Lorsqu'il marcha, il boitilla légèrement, sentant tout les petits cailloux sur la pierre sous ses pieds.
Plus loin de l'estrade et des étals d'esclaves, les odeurs étaient moins cinglantes, moins acides, il sentait le bois, la pierre, les os et les perles, les tissus qui avaient traversés des régions pour venir ici, les parfums de nourriture, d'épices, de magies, des gens, c'était un peu saturé d'odeurs, mais elles étaient bien plus agréables à sentir, et nouvelles ce qui faisait qu'il n'était pas encore trop indisposées par elles. Il eu un nouveau sursaut quand un tissu chaud et doux fut mit sur ses épaules, lui faisant se rappeler qu'il n'était pas beaucoup vêtu, et qu'il avait froid. Il pencha sa tête sur le coté, et posa sur nez sur son épaule, pour mieux sentir. C'était vraisemblablement le manteau de celui qui l'avait acheté. Une attention assez étrange, il était normal qu'on le couvre pour évite qu'il ne tombe malade et de perdre donc son achat trop tôt, mais pas ses vêtements.
Ce dernier s'adressa à lui, voulant savoir s'il le comprenait. Inu tourna son visage vers l'homme, comme s'il le regardait, gardant quand même un profil bas car il n'était pas du même niveau, et hocha positivement la tête tout en se penchant un peu pour s'incliner.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jahangir Qiang Sung
Noble

avatar

♦ Peuple : Mornien, Humain.
♦ Métiers : Elémentaliste (eau) ; télépathe de moyenne intensité.
♦ Localisation en Inwilis : Occupé à acquérir un nouveau jouet.
Nombre de messages : 89

MessageSujet: Re: Dans le marché aux esclaves   Dim 1 Sep - 22:29

Le geste qu'il venait de faire avait de quoi surprendre, qu'il se défasse de son propre manteau pour en couvrir l'esclave qu'il venait d'acheter. Surtout de la part d'un noble. Ses deux hommes ne purent cette fois rester totalement impassible, et la surprise sur leurs visages fit sourire Jahangir. Ce dernier n'avait pas l'intention de tenir compte des convenances. Il ne l'avait jamais fait, et ne le ferait sans doute jamais. Dans l'Empire, on le connaissait pour ses caprices presque autant que pour sa sauvageonne de fille. Jahangir remarqua que l'esclave frottait son nez sur son épaule, reniflant sans doute son manteau. C'était assez étrange, mais pas illogique. L'aveugle devait compter sur ses autres sens pour se repérer et pour identifier les gens, et l'odorat devait en faire partie. Oshia lui souffla que c'était bien ça. L'élémentaire s'agitait, curieux. Jahangir n'avait pas pour habitude d'acheter des esclaves, si ce n'était pour sa maisonnée, et c'était toujours quelqu'un d'autre qui s'en chargeait à sa place. Le Mornien agacé par l'attitude de son élémentaire le rabroua mentalement. Oshia aurait tout le temps de faire connaissance avec l'aveugle plus tard. L'esclave hocha la tête, répondant à sa question. Parfait, il le comprenait. Aveugle et muet, mais pas sourd, ni bête. C'eut été un autre inconvénient s'il n'avait pas parlé le Cyriacan ou le Mornien.

-Bien.

Jahangir se tourna vers les deux hommes qui l'accompagnait, reprenant son esclave par le bras, comme s'il avait pu s'enfuir pendant qu'il avait le dos tourné.

-Toi, fit-il en désignant celui de droite, je veux que tu me trouves une paire de chaussures, n'importe laquelle, qui puisse lui aller. Je n'ai pas payé pour qu'il se coupe les pieds sur le sol.

-Toute de suite seigneur Qiang Sung ! fit le garde un peu raide.

Le garde fila à travers le dédale des étals du gigantesque marché d'Eiren, à la recherche d'une paire de chaussures, après un seul coup d’œil aux pieds de l'esclave. Peu importait à Jahangir si les chaussures étaient trop petites ou trop grandes. S'il avait drapé de son manteau l'esclave, il ne comptait pas le porter sur son dos. Et il ne tenait effectivement pas à ce qu'il se blesse en marchant, même si Jahangir pouvait s'offrir les soins des meilleurs guérisseurs de la capitale Cyriacane. L'autre garde, qui portait les achats qu'avaient effectués Jahangir ne sut plus ou se mettre lorsque le noble posa son regard sur lui. Le garde baisse soudainement les yeux, et arrêta de le dévisager comme s'il le voyait pour la première fois. Jahangir n'avait jamais ce genre de problème avec ses hommes de mains, ceux qui le connaissaient sous le nom de Fei Long, qui même s'ils lui témoignaient du respect, n'avait pas ce genre d'attitude. Ils n'auraient pas attendu ses ordres pour aller chercher une foutue paire de chaussures. Ils ne se seraient pas gênés non plus pour l'ouvrir et y aller de leur commentaire sur l'achat qu'il venait de faire. Par Charna, Acyanhua allait encore l'incendier lorsqu'elle verrait l'aveugle aux cheveux blancs.
Le garde revint en courant, une paire de sandales tressées à la main, essoufflé, il s'arrêta devant le noble qui tenait toujours l'esclave. Jahangir soupira d'agacement.

-Faut-il aussi que je te dise que tu dois l'aider à les mettre ?

-N-non.

Celui là était bien jeune. Facilement impressionnable. Le garde s'agenouilla, et Jahangir eut la présence d'esprit de faire preuve une nouvelle fois de sollicitude, et d'aider l'aveugle à tenir debout, le temps que son garde du corps lui fasse enfiler les sandales, et qu'il en ferme les attaches. Lorsque ce fut fait, Jahangir émit un simple "on rentre", et tenant à nouveau le jeune homme aux cheveux blancs par le bras, toujours sans lui faire mal, et le tenant même un peu plus près de lui que nécessaire - aveugle il ne pourrait pas éviter les autres passants - Jahangir prit le chemin du Baiser de la Reine, priant Feardorcha que sa sœur ne soit pas en train de faire le pied de grue dans sa chambre.
Durant le trajet, il observa son achat la dérobée, lui évitant de se prendre d'autres acheteurs. Le Baiser de la Reine semblait être si loin. Le silence devint presque gênant, mais n'était pas désagréable non plus. De toute façon, il n'aurait sans doute pu faire qu'un monologue en la circonstance. Ils remontèrent le marché, passant par un chemin plus court pour gagner les artères principales de la cité, passant à travers des rangées d'étals débordant de nourritures, fruits, légumes, épices, herbes séchées, venant des quatre coins du royaume, parfois même de plus loin. Leurs couleurs vives intéressaient à peine Jahangir, à dire vrai, il se demandait encore ce qui l'avait poussé à faire un achat pareil. Il était trop tard pour se poser des questions maintenant.


Suite


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Dans le marché aux esclaves   

Revenir en haut Aller en bas
 

Dans le marché aux esclaves

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Marche dans les ténèbres.
» Haïti: un camion plonge dans une rivière, des dizaines de victimes
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA
» haiti dans les annees 50
» Les changements climatiques menacent le tourisme dans les Caraibes
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inwilis :: Quartiers-
Sauter vers: